( Je suis désolée pour les fautes d'orthographes. Je ne suis pas vraiment douée !! )
Je restais immobile attendant de voir ce qu'il m'arrivait. J'écoutais les battements de mon c½ur qui venaient de repartir, adoptant un rythme rapide et irrégulier. C'est alors qu'un noir, comme une énorme vague s'élança au dessus de moi. Par réflexe, je me recroquevillais sur moi-même, au sol, attendant l'instant où la vague s'abattrait sur moi, me tuant certainement au passage. Comme je l'avais prédis, je me sentis submergée par cette vague, engloutie par ce noir profond. Je n'entendais plus rien, je me croyais définitivement morte jusqu'à ce que de petits bruits stridents et répétitifs me parviennent aux oreilles. Je gardais les yeux fermés et accompagnés de ces bruits, des voix me parvinrent également. Je tentais de les décrypter, mais sans grand succès. Une douleur vint se loger dans ma tête, tapant contre mes tempes, provocant une sensation des plus désagréables. Un gémissement de douleur sortie de ma gorge sans que ne puisse le contrôler. Des pas précipités ainsi que des voix s'élevèrent de nouveau formant une sorte de bulle autour de moi, m'oppressant quelque peu, comme ce blanc trop répétitif au fil du temps. La douleur se propagea aussi dans tout mon corps, mes articulations et mes extrémités me piquaient violement, mes jambes étaient engourdies, et tout tournait autour de moi à présent. Je peinais à ouvrir les yeux mais une fois fait, je les refermaient aussitôt aveuglait par une lueur plus éblouissante que le blanc. Finalement j'étais bien là bas, je ne souffrais pas autant. C'est comme si la vague, en s'abattant sur moi, m'avait transmise toutes ces douleurs.
De nouveau une voix, que je devinais masculine à son timbre doux et grave, s'éleva dans la pièce. Je me concentrais un maximum sur celle-ci, me raccrochant à elle, essayant de comprendre ce qu'elle disait en laissant ma souffrance corporelle de côté un moment. Mais j'eu énormément du mal à me concentrer uniquement sur la voix, il y avait tellement d'autres bruits dans la pièce, d'autres personnes parlaient, des bruits incessant résonnaient ce qui ne me facilitait rien.
Je grimaçais, mes muscles se contractant sous une nouvelle vague douleur. La voix résonna plus fort et soudain il y eu un brouhaha puis le silence seulement troublé par des « bip ». J'essayais une nouvelle fois d'ouvrir les yeux, la curiosité m'y poussant... je voulais savoir où j'étais. Je ne supportais plus de rester dans l'ignorance. Je les ouvris lentement, clignant des paupières à plusieurs reprises pour m'habituer à cette lueur éblouissante. Ma vue était floue, comme brouillée, je ne distinguais que de vulgaires formes sur un fond blanc. Je regardais autour de moi jusqu'à apercevoir une silhouette blanche. Tout était un peu trop blanc ici. Je ne verrais donc que du blanc pour toujours ?
La silhouette sembla m'adresser la parole. Je me concentrais pour parvenir à déchiffrer ce qu'elle voulait me dire.
- Mlle Patterson ? Vous m'entendez ?
Mlle Patterson ? Je ... non. Soudain comme une claque me frappa en plein visage. Mon nom ? Quel était mon nom ? Qui étais-je ? Je réfléchissais tant bien que mal mais rien. Je ne parvenais pas à me souvenir qui j'étais. La panique prenant part de moi, des larmes se mirent à couler sur mes joues.
- Ne vous inquiétez pas ! Vous ne vous rappelez pas qui vous êtes ?
Je secouais la tête de gauche à droite.
- Vous pouvez parler ?
- Oui, murmurais-je doucement, les mots me brûlant la gorge, je portais ma main à celle-ci.
- Vous avez mal ?
- Oui
- Ne bougez pas, je vais augmenter votre dose de morphine puis nous allons discuter, vous devez avoir beaucoup de questions.
J'acquiesçais d'un signe de tête alors qu'il injectait quelque chose dans ma perfusion à l'aide d'une seringue. De la morphine sûrement. Ma vue se rétablissait au fur et à mesure que je gardais les yeux ouverts. J'analysais alors la pièce. Elle était blanche, une grande fenêtre donnée sur un parc, des machines étaient reliées à mon corps par des fils, des perfusions étaient plantées dans ma peau, un siège était posé à côté de mon lit et deux portes grises cassaient le blanc des murs.
- Où suis-je ? demandais-je
- Vous êtes au Seattle Grace Hospital
- Pourquoi ?
- Vous avez eu un accident de voiture avec vos parents, un chauffeur a perdu le contrôle de son camion, et il a percuté votre véhicule de plein fouet.
Un accident ? Je ne me rappelais vraiment pas. Je me concentrais un maximum, provocant une nouvelle décharge de douleur dans mon crâne. Puis je pensai à ce qu'avait dit le médecin.
- Mes parents. Où sont mes parents ? ma question sembla l'attrister
- Je suis désolé, vos parents sont décédés en arrivant à l'hôpital, leurs blessures étaient trop importantes, et ils n'ont pas survécues. Je vous présente toutes mes condoléances.
J'étais donc seule ? Je n'avais plus personne. Mes parents étaient morts. Mes parents étaient morts et je ne me rappelai même pas de leurs visages.
- Qui suis-je ?
- Vous êtes Ambre Patterson, vous avez dix neuf ans. Vous habitiez avec vos parents dans un appartement à Seattle. Après l'accident vous êtes tombée dans un coma profond.
- Dans le coma ?
- Oui, vous êtes restés dans le coma pendant trois mois.
Trois mois c'étaient écoulés. J'avais donc passé trois mois dans ce couloir blanc, trois mois sans vie, et pendant ces trois mois mes dix neuf années précédent cet accident s'étaient envolées.
Alors ?
Un chapitre deux ou pas ?
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